• Renifle moi l'asperge

     

    Il était une fois, un illustre baron avare et grincheux, qui vivait reclu dans son château. L'imposant bâtiment surplombait la colline de sa masse informe et intriguante. Beaucoup pensait qu'il était ensorcelé par des moules farceuses. Quand le froid de l'hiver dépossèdait la vallée de toute sa chatoyante verdure, on entendait des bruits de pet foireux s'échapper du château, une odeur nauséabonde s'engouffrait dans les villages alentours et de pauvres paysans mourraient tant l'odeur était pestilentielle. Un jour, une communauté de moine jongleurs se réunit dans la forêt interdite. Ils discutèrent des atrocités du baron, qui par son manque de sociabilité et son trou du cul pourri, répendait la souffrance et la mort.

    Un moine jongleur s'avança au centre du cercle, il était petit, fin, son crâne dégarnit le rendait amusant, et il sentait la grenouille morte.

    "Il faut agir mes frères, il est intolérable que cet enculé de baron impose ainsi sa légitimité, qui ne l'est pas d'ailleurs, non pas d'un point de vue théologique, mais par une réthorique qui est propre à nos proches, celle de la justesse et de la sagesse. Et moi à ça me casse les couilles ! Comme vous n'êtes qu'une bande de tarlouses antropophages, je vais moi-même allé défoncer ce connard de Baron et lui défoncer le cul avec un tronc ! Qui m'aiment me suivent ! Amen "

    Comme les moines étaient occupés à répéter un numéro de jonglage particulièrement périlleux, qui consistait à rester en équilibre sur une chèvre en jonglant avec des marcassins, Le moine Jean-mi (c'était son nom), s'aventura tel un ours dévorant un clic-clac, sur la colline, pour débusquer le Baron Van Gun Plouf.

    Il s'introduisit dans le château, déguisé en lapin rose pour passer aperçu, courgette en main, pénis à l'air, marchant sur la pointe des pieds comme une chouette. Le château était aussi sombre qu'un intestin plein de merde, et l'odeur était similaire, il régnait dans cet endroit une ambiance accoustique et brutale. Un bruit de mouette s'échappa d'une porte, mais c'était un zèbre qui feuilletait un lourd manuscrit tâcheté de vomis. Le moine monta les escaliers en roulant sur lui-même en hurlant. Une fois arrivé au 65ème étage, il se retrouva face à une vieille porte en bois, elle semblait souillé par le temps, comme vieillit par les abysses d'une nuit torride et parallèle. Il frappa deux fois, rien ne se passa. Puis comme un phoque sodomisant un chat lépreux, la lourde planche de bois ne souvrit pas. Mais la clanche se transforma en sexe de rat.

    Un peu troublé par ces événements, le moine jongleur mit le feu au château et lui avec, pour ne laisser aucune preuve. Depuis, on dit que son fantôme rôde dans les pull-over, les trou de souris et les caves à vin. On l'entend parfois la nuit péter, comme ensorcelé par la musique de son anus... Certains disent même l'avoir vu pisser contre un arbre en se frottant le dos avec une morue rouge. Légende ? Mythe ? Rumeurs ? Kebab ? Nous ne saurons jamais... Mais ce qui est certain, c'est que les moines c'est vraiment des connards !

    FIN

    (extrait de l'oeuvres : Contes et légendes d'un bout de pain pré-mâché ; Tome 2)

    ...

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :